dimanche 28 avril 2013

L'Aconcagua.

De par le monde, il y a beaucoup de cîmes difficiles à dompter. En Amérique du Sud, et principalement sur le territoire argentin, il y a l'Aconcagua. Il se trouve sur le département de Las Heras dans la Province de Mendoza. L'Aconcagua n'est pas un volcan, mais un large piedestal de sédiments marins recouvert par une masse volcanique. En réalité, il possède deux cîmes, la plus haute à 6962 métres qui est la cîme Nord et la cîme Sud avec 6930 mètres.
Pour conserver l'intégrité du lieu, il a été créé le Parc Provincial de l'Aconcagua en 1983, qui inclut également, le cimetière des "Andinistes".
La réserve a la caractéristique typique des Andes Centrales: aride.  Dans la faune de la région, on remarque les guanacos et les renards comme mammifères; condores, aigles les plus vus de la région. La vie végétale est très limitée, on l'observe seulement auprès des points d'eau.
De la ville de Maipú, faubourg de Mendoza, on aperçoit très bien la cîme de l'Aconcagua.



Une fois qu'on suit la route  du circuit de haute montagne, c'est terminé et il faudra pratiquement arriver à Las Cuevas pour la retrouver.


Nous nous y sommes arrêtés pour admirer cette splendeur. C'est vrai que c'est géant. Après un kilométre de montée à partir de l'entrée du parc, Nini s'est sentie mal et a dû s'asseoir (plus d'air et palpitation).


J'ai continué un peu plus loin sur le sentier prévu (une heure de parcours) tout à mon aise. Et là, j'ai trouvé sur mon chemin, un élément qui m'a fait réfléchir à ce que j'entreprenais.



Une crotte de lapin!
Alors, m'est revenu à l'esprit l'aventure de Henri Guillaumet, racontée par Saint Exupéry dans Vol de nuit: "Et il découvrit une crotte de chèvre qu'il admira en sachant qu'il y avait de la vie après cette semaine d'horreur".
C'est vrai, ce n'est pas une crotte de "bique", mais pour le moral, c'est tout comme.
Je me suis arrêté en me disant que j'étais bien là et qu'il ne fallait pas tenter le diable surtout en basquet!


J'ai posé pour la postérité et après de belles photos, je suis redescendu vers l'endroit où j'avais laissé Nini. Elle allait beaucoup mieux car elle savait qu'elle redescendait!



A l'entrée du parc, nous avons rencontré un couple d'Irlandais qui faisait l'Amérique du Sud en Unimog aménagé. Ils sont nombreux, ceux qui se lancent dans cette aventure Sud-Américaine; que se soit en camion aménagé, mobil home, 4x4 aménagé...Et on rencontre, de cette manière, sur la route, beaucoup d'Européens.
Le centre d'acceuil du Parc est à l'entrée de celui-ci, et très bien achalandé en informations de touts genres sur ce Parc de l'Aconcagua.





Sur ce bloc, que j'ai peut-être, à tort, supposé être de la malachite, celui-ci était très froid par rapport aux autres rochers des alentours. Il faut dire que nous avions une journée très ensolleillée et chaude.




Nous sommes repartis vers la frontière Chilienne pour aller y voir "El Cristo Redemptor".


La Nationale 7 qui va jusq'à la frontière est une bonne route de montagne. Nous avions une opel kadet (chevrolet en Argentine) et c'est suffisant pour ce que nous avons fait.
Tout le long du parcours, depuis Mendoza, nous avons suivi l'ancienne ligne de train construite en 1910 et maintenant désafectée et en piteux état. On voit, sur cette photo, ce qui reste des galeries créées à l'époque pour les éboulis.(!)


Enfin, nous arrivons, au lieu-dit, "Las Cuevas" qui est le dernier site avant de passer le tunnel qui conduit au Chili.
Nous prendrons un bon café et irons tourner devant le poste de payage avant le Tunnel del Portillo puisque nous n'avons pas fait les formalité pour nous rendre au Chili avec une voiture de location.



Voilà, je suis content! Maintenant, il est temps de se renseigner sur le "Cristo Redemptor". Nous retournons à las Cuevas à 1km de là et le panneau indicateur, nous renseigne une route de terre et ce serait à environ 8km. Nous passons la porte de l'antique route Nationale 7 que les camionneurs empruntaient pour se rendre au Chili. Ce parcours était fait en alternance. Je découvrirai cela au fur et à mesure de la montée.





Après le passage de cette porte, un petit arrêt pour contempler la première "guerritte" "cuevas" qui servait de poste de garde le long de la frontière.




Nous allons commencé l'ascension de ce col sur ce chemin(!) de pierre et de poussière, entouré par toutes ces montagnes andines.Une route en lacets à flanc de montagne. Et que çà tourne! Le spectacle est magnifique et le soleil nous aide énormément pour les diverses couleurs.









Voilà nous y arrivons enfin et voyons les installations de l'armée argentine qui garde ce poste frontière.



Et, là, devant nous, l'immense statue du "Cristo Redemptor" sur la ligne entre le Chili et l'Argentine.






Nini en compagnie d'un des militaire de la Force Andine (genre de chasseur alpin) qui garde ce lieu pendant une semaine avec relais. Nous sommes à 4000mètres.(un peu plus haut que la Baraque Fraiture).
Le vent souffle fort et il n'y a que 11,5ºC. Mais c'est supportable.



La route pour redescendre se montre bien gaie! Encore une photo du côté Chilien et nous repartons.



Et voilà, là, au bas, la civilisation et nous repartons vers Mendoza par la même route N.7.

Suivre l'aventure sur la route N7 de Mendoza à Las Cuevas dans le prochain Blog.